Du 16 au 19 juin 21,”On dirait que kékchose se passe, …”, Résidence ouverte au public

Résidence ouverte au public
du mercredi 16 au samedi 19 juin 2021
de 16 à 17h00, (entrée libre)
A la Grange aux Loups (Chauvigny)

Mise en scène : Christian Rémer
Jeu : Daphnélia Mortazavi et Fardin Mortazavi

“Il mange à ma table, choisit, suggère et conseille mes achats, mesure mon pouls quand je cours, mémorise, fait évoluer mon travail tout en m’évaluant, me transporte partout, trouve et retrouve mes amis, satisfait certains de mes désirs et en produit des nouveaux. Il s’invite dans mon lit jusqu’à envoyer une vibration pour me signifier que je rêve.

Ce spectacle met en vis-à-vis et en tension deux réalités de nos vies : une réalité physique, lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe et une réalité numérique rapide, immatérielle, silencieuse, affirmée et synthétique.
D’une durée de 40 mn, il est suivi d’un échange avec le public (20mn) sur les expériences de chacun avec le numérique. Le scénario est né de nos lectures de différents auteurs, peintres, poètes et musiciens notamment Raymond Queneau, Javier Tomeo, Samuel Becket, Jacques Prévert et Tadeusz Kantor.

Vous pouvez visionner un interview (40 mn), incluant des extraits, réalisé par Patrick Treguer et l’équipe du lieu multiple Mendès France à la sortie de la résidence du 30 avril dernier en cliquant-ici.

Ce spectacle pourrait être invité dans des maisons de quartier, écoles, et lieux de médiation culturelle. Pour plus d’information sur ce spectacle cliquez-.

Actions pédagogiques : Pour évoquer la distanciation que permet le théâtre des ateliers d’écriture peuvent être proposés, en collaboration avec Laure Bonnet. (Cf notre brochure Atelier Ombrajeu).

Réservation conseillée  par envoi de mail au contact@cyberombre.org
Soutien : Eur-ArTeC, CEMTI (Paris8), Département de la Vienne, Espace Mendès France et Collectif Maison Persane.

Photo : Marika Boutou, Espace Mendès France

Spectacle : “On dirait que kékchose se passe, …”

– Ce n’est pas un moulin, mon fils, …

– Qu’est-ce que c’est, alors ?…

– Un géant. …

– Un géant ?

Il mange à ma table, choisit, suggère et conseille mes achats, mesure mon pouls quand je cours, mémorise, fait évoluer mon travail tout en m’évaluant, me transporte partout, trouve et retrouve mes amis, satisfait certains de mes désirs et en produit des nouveaux. Il s’invite dans mon lit jusqu’à envoyer une vibration pour me signifier que je rêve.

Ce spectacle met en vis-à-vis et en tension deux réalités de nos vies : une réalité physique, lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe et une réalité numérique rapide, immatérielle, silencieuse, affirmée et synthétique.

Mise en scène : Christian Rémer

Jeu : Daphnélia Mortazavi et Fardin Mortazavi

D’une durée de 40 mn, il est suivi d’un échange avec le public (20mn) sur les expériences de chacun  avec le numérique. Le scénario est né de nos lectures de différents auteurs, peintres,  poètes et musiciens notamment Raymond  Queneau, Javier Tomeo, Samuel Becket, Jacques Prévert et Tadeusz Kantor.

Public ciblé : tout public

Lieux de représentation : écoles primaires, collèges, lycées, universités, foyers, maisons de quartier, centres de médiation au numérique, théâtres. Le spectacle s’adapte aux conditions techniques proposées.

Matériels scéniques : Montage scène et équipement technique pris en charge par la Compagnie.

Producteur : Cristal Production

Actions pédagogiques : Pour évoquer la distanciation que permet le théâtre des ateliers d’écriture peuvent être proposés, en collaboration avec Laure Bonnet. (Cf  notre brochure Atelier Ombrajeu).

 

Photo  : Marika Boutou Espace Mendès France, Rodolphe Godin et Kianoosh Yasaei

Ombrajeu : Ateliers d’écriture scénique pour repenser le numérique

 

« L’économie de l’attention […] encrasse ces filtres subtils sans lesquels il n’est pas de discrimination saine entre les liens qui libèrent et ceux qui aliènent ».

Alain Damasio, Les furtifs

“Ce matin-là, je me suis réveillé dans un écran où tout était possible ou presque … Mon ombre était moi, et moi je ne sais … Mon chat m’a griffé pour le suivre …

Ces ateliers utilisent le regard distancié du théâtre sur le pouvoir des nouvelles technologies. Ils proposent une approche de ces technologies, qui permette une meilleure compréhension et leur réappropriation, en ouvrant leurs boîtes noires comme autant de boites de Pandore, par la force de l’imaginaire. La méthode de travail passe par l’écriture de récits d’usage, individuellement et/ou collectivement. Presque simultanément ces récits sont portés à la scène, à la recherche de la juste relation des êtres et des objets du quotidien avec le corps.

Public concerné : écoles primaires, collèges, lycées, foyers, maison de quartiers, universités,…. .

Réalisation : En amont du spectacle On dirait que kékchose se passe, …. les ateliers proposent, au cours de cinq séances, d’initier les participants à l’écriture scénique et de les familiariser à ce qui constitue notre langage artistique : objets, ombre, encre, musique. Leurs enseignants peuvent les accompagner dans la démarche première de la collecte des récits.

Conditions : Le nombre de participants et le nombre de séances sont à affiner en fonction du contexte et de la demande. La Compagnie fournit les équipements nécessaires. Le coût horaire de l’atelier est de 55 euros TTC.

Par : Fardin Mortazavi et Daphnélia Mortazavi en collaboration avec Laure Bonnet

Historique : La Compagnie CyberOmbre mène des actions pédagogiques depuis une dizaine d’années et a accueilli plus de six-cents jeunes : écoliers, collégiens et lycéens (pour en savoir plus, cliquez-ici) et étudiants de l’université (cliquez-là).

Contact : Fardin Mortazavi, tél : 06 07 01 54 02

Journée d’étude :”Les corps en scène à l’ère des réseaux socionumériques”, Le 3 mars 2021, ArTeC, Cemti (Paris 8)

Vidéos des interventions disponibles sur cette page

Projet Eur-ArTeC : CyberOmbre : Le théâtre dans les cavernes du numérique

« L’église dit: Le corps est une faute. La science dit: Le corps est une machine. La publicité dit: Le corps est une entreprise.Le corps dit: je suis la fête. » Eduardo Galeano – écrivain, journaliste – Uruguay.

Ces journées d’étude se situent dans le prolongement des journées organisées l’an dernier « Figurer nos liaisons numériques par les arts » (voir les enregistrement ici).

Nous souhaitons cette année nous focaliser sur ce que les auteurs de théâtre et leurs œuvres peuvent nous dire des rapports des corps de l’utilisateur ou de l’utilisatrice, des représentations des corps humains avec les plateformes numériques, mais aussi des corps des algorithmes – en tant que matérialité et représentation de leur fonctionnement. Les réseaux socionumériques (RSN) procurent aux organes de l’homme un sensorium augmenté et ainsi de nouvelles possibilités au niveau de l’apparence corporelle, du langage et de la socialité. Cette « augmentation » se trouve en tension permanente avec la « réduction » de la plasticité de notre sensibilité et de la complexité de nos rapports aux êtres et aux choses qu’impose la technologie computationnelle. A cette contrainte s’ajoutent celles liées aux visées commerciales des industries numériques et des outils du « web affectif » qui cherchent à capter les attentions, exacerber l’impulsivité et canaliser l’expression des émotions des utilisateurs et des utilisatrices.

Les communications visuelles stimulées par des plateformes comme Instagram, Facebook, Tiktok, se nourrissent de représentations scénarisées des corps, qui font l’objet d’expositions, de compétitions, de revendications. Elles ont investi en retour les imaginaires et productions scéniques des dramaturges. Les politiques publiques culturelles redoublent l’injonction à une « inclusion numérique » sur les scènes des théâtres. Cela pourrait constituer une opportunité pour interroger l’hyperprésence du numérique dans nos vies intimes, aggravée sensiblement par la diminution de nos mobilités en période de crise sanitaire.

Ces journées d’étude ont été consacrées à la complexité du monde contemporain dans lequel nos corps vivent en tension permanente, sous des formes médiales et immédiales, entre une réalité physique (lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe) et une réalité numérique (rapide, immatérielle, silencieuse, « sûre » et synthétique). Par l’analyse fine de cette complexité des usages, notre ambition serait de dégager des approches favorisant le développement d’une pensée critique vis-à-vis d’un dispositif Numérique hégémonique, et d’ouvrir l’imaginaire à « des » Numériques et des designs possibles. Pour cela, nous explorerons les expériences esthétiques scéniques proposées par des artistes pour éclairer les multiples formes de la corporéité aux prises avec les réseaux socionumériques et les différents procédés artistiques pour parvenir à une médiation au numérique : réflexivité critique, autonomie et réappropriation des cultures matérielles.

La journée s’est construite autour de quatre tables rondes.

9h30 : Introduction : Proposition des concepts et des questions par Fardin Mortazavi, artiste-doctorant (11mn)

1ère table ronde : Corps humains, corps robots en scène (1h31)

Modération, Sophie Jehel

  • Mathilde Gentil, metteure en scène, GOSH Cie, « Interactions : Entre jeu(x) théâtral et vidéo », en discussion avec Gabrielle Godin.
  • Geneviève Vidal, chercheure en Sciences de l’information et de la communication, LabSic, Université Paris13-USPN et Christian Papilloud, sociologue, chercheur à l’Institut de Sociologie, Martin-Luther Universität de Halle-Wittenberg, « Des arts numériques aux arts de la scène en prise avec le numérique ».
  • Ervina Kotolloshi, docteure en art du spectacle et études théatrales, « Vers l’émiettement du corps, la parcellarisation et la fabrication de la présence

2ème table ronde : Le contrôle des corps par les autorités numériques (1h29)

Modération, Colette Aguerre

  • Fabienne Martin-Juchat, Professeure, Université de Grenoble-Alpes, « Chronique anthropologique d’une révolte du corps vivant face au corps normé du numérique ».
  • Laurent Chomel, doctorant CEMTI, « Le corps, cet esprit acteur. A partir d’une lecture d’Antonio Damasio ».
  • Adrien Pequignot, doctorant EUR ArTeC-CEMTI, « Les métriques comme mesure de toute chose ? » Expérimentations du plugin Facebook Demetricator (Ben Grosser).

3ème table ronde : : Ce que le « confinement numérique » fait vivre au théâtre (1h34)

Modération, Maxime Cervulle

  • Marion Siéfert, autrice, metteuse en scène, « _jeanne_dark ».
  • Florence Minder, autrice, metteure en scène, comédienne, « Faire quelque chose (C’est le faire, non?) », en discussion avec Sophie Jehel.
  • Alexandra Saemmer, ; autrice en littérature numérique, « Des nouvelles de la colonie, les corps confinés ».
  • Sébastien Appiotti, Chercheur CEMTI, « Médiation(s) et mise en exposition du (dé)confinement. Retours sur un projet pédagogique participatif Mucem – Université d’Avignon ».

4ème table ronde : médiations artistiques au numérique (1h34)

Modération, Yassaman Khajehi

  • Fardin Mortazavi, artiste-doctorant ArTeC-CEMTI « CyberOmbre : Médiation critique au numérique avec les enfants et adolescents par le théâtre ».
  • Julien Daillère, artiste-chercheur, « Alternative au numérique grâce l’audio du téléphone : téléperformances et Serveur Vocal Humain ».
  • Gilles Vernet – Instituteur, auteur, réalisateur et conférencier, « Le déni corporel et affectif de l’enfant face au numérique, un impensé de l’enseignement qui trouve sa remédiation dans la respiration et l’expression artistique ».
  • Patrick Treguer, responsable du Lieu multiple (pôle de création numérique) de l’Espace Mendès France (Poitiers), « Du numérique aux “arts et sciences”: quelle redéfinition de la médiation et de l’espace artistique?».

Conclusion : Sophie Jehel, MCF HDR (10 mn)

Coordination

Sophie Jehel, MCF HDR Univ. Paris 8, Cemti et Fardin Mortazavi, artiste-doctorant, Univ. Paris 8 Cemti, ING de recherche Eur-ArTeC. Dans le cadre du projet ArTeC « CyberOmbre : Le théâtre dans la caverne du numérique »

Comité d’organisation

Maxime Cervulle, MCF HDR Univ. Paris 8, Cemti

Alexandra Saemmer, Pr Univ. Paris 8, Cemti

Julie Peghini, MCF Univ. Paris 8, Cemti, EUR ArTeC

Yassaman Khajehi, MCF, Etudes théâtrales, Métiers de la culture, Univ. de Clermont

Adrien Pequignot, doctorant Univ. Paris 8, Cemti – Eur ArTeC

Sébastien Appiotti, docteur, enseignant-chercheur Univ. Avignon, Cemti

Gabrielle Godin, doctorante Univ. Paris 8, ED CLI, Laboratoire Paragraphe

Partenaires

Tiphaine Karsenti, Pr, HAR, Univ. Paris Nanterre

Colette Aguerre, MCF, MCU-HDR en psychopathologie clinique, EE 1901 Laboratoire QualiPsy, Tours

Performance “En attendant,…”, Module Innovant Pédagogique ArTeC

Un clip vidéo sur la performance réalisée par les étudiants de Master au cours des journées d’études “Figurer nos liaisons numériques par les arts” les 3-4 décembre 2019.

Performance “En attendant, …

Une attente mise en récit et vécu en silence dans le corps par les performeurs puis transféré aux spectateurs. Des récits révèlant la cenralité d’une ressource de plus en plus rare “l’attention”.

 performeurs-étudiant : Hedirson Delgado, Thomas Gibourdel, Elda Ahmeti,

Comédienne : Daphnélia Kasmi

Conception et mise en scène : Christian Remer et Fardin Mortazavi

 CyberOmbre, Performance «  En attendant,… », répétition

Ouvrage collectif : ÉDUCATION CRITIQUE AUX MÉDIAS ET À L’INFORMATION EN CONTEXTE NUMÉRIQUE

Présentation : Interdiction des téléphones portables à l’école, contrôle des plateformes en ligne pour lutter contre la désinformation – l’éducation aux médias se retrouve au centre des politiques publiques numériques. Depuis 2013, la loi de refondation de l’école a inscrit dans ses missions fondamentales une éducation aux médias et à l’information. Cet ouvrage présente le résultat de trois années de réflexion collective avec des chercheur.es explorant l’économie politique de la communication, la sémiotique, la sociologie des usages, la critique des industries culturelles et créatives et la sociologie du genre.

Coordinateur(s) : Sophie Jehel et Alexandra Saemmer

Edition : Presses de l’ENSSIB, Collection : Papiers, Parution : Avril 2020

Sommaire

Introduction par Sophie Jehel et Alexandra Saemmer (téléchargable)

Partie 1. Éduquer à l’information, décoder les infomédiaires

Chapitre 1. « Fake news », complotisme, désinformation : quels enjeux pour l’éducation aux médias ? par Romain Badouard

Chapitre 2. Cybersexisme : un nouveau phénomène de socialisation adolescente par les outils du numérique ? par Sigolène Couchot-Schiex et Gabrielle Richard

Chapitre 3. Surveillance à l’ère numérique : comment résister à l’emprise de la société de contrôle ? par Serge Proulx

Chapitre 4. Retour sur les enjeux politiques du mouvement du logiciel libre, par Sébastien Broca

Chapitre 5. Comment saisir la qualité politique des technologies numériques ? par Clément Mabi

Chapitre 6. Faire attention, ou l’affectivité en contexte numérique, par Camille Alloing et Julien Pierre

Chapitre 7. Qu’est-ce qu’un moteur de recherche ? par Guillaume Sire

Chapitre 8. La défiance des adolescents vis-à-vis de l’information journalistique dans le contexte de la crise de l’information, par Sophie Jehel

Chapitre 9. Se confronter aux fausses informations : des moyens techniques de lutte aux outils éducatifs, par Léo Jannot-Sperry

Partie 2. Approches réflexives et créatives des médias

Chapitre 10. Inoculer le genre. Le genre et les SHS : une méthodologie traversière, par Marlène Coulomb-Gully 

Chapitre 11. L’éducation critique aux médiations informationnelles et communicationnelles en milieu numérique, par Nicole Pignier

Chapitre 12. Pour une lecture critique des interfaces du livre numérique, par Nolwenn Tréhondart 

Chapitre 13. La créativité en éducation critique aux médias : un défi pour l’École, par Laurence Corroy

Chapitre 14. Que peut la littérature face aux techno-pouvoirs numériques ? par Alexandra Saemmer 

Chapitre 15. Adolescence et maîtrise des technologies de la communication, par Francis Jauréguiberry

Chapitre 16. Déconstruire le mythe des digitales natives, et au-delà : cheminements théoriques et méthodologiques, par Anne Cordier

Chapitre 17. Mobilisation des savoirs techniques par le professeur documentaliste. L’éducation aux médias comme transmission d’un savoir expérientiel en milieu numérique, par Céline Ferjoux 

Chapitre 18. CyberOmbre, repenser les nouveaux médias par le médium théâtre, par Fardin Mortazavi

Liste des auteur.es

Coordinateur(s) :

Contributeur(s) :

Générations collapsonautes Naviguer par temps d’effondrements Yves Citton Jacopo Rasmi

Nous voyons les banquises fondre, les espèces disparaître, les inégalités s’exacerber : tout nous annonce que nos modes de vie sont condamnés à un « effondrement » qui vient. Nous savons la nécessité d’une mutationvertigineuse, à laquelle nous ne parvenons pas à croire.

Comment sortir de cette hantise – sans nier sa réalité nisubir sa fascination ? En multipliant les perspectives qui dévoilent une pluralité d’effondrementsdéjà en cours, plutôt qu’un unique écroulement à venir. En questionnant ce « nous » de la collapsologie à partir de temporalités alternatives, d’attentions altérées, de points de vues excentrés et excentriques.

Écrit à quatre mains, ce livre s’adresse à toutes les générations collapsonautes– jeunes et moins jeunes – qui ont mieux à faire que se laisser méduser par la menace des catastrophes à venir. Désespérées mais pas pessimistes, elles s’ingénient à accueillir et cultiver des formes de vie qui échappent par le haut au capitalisme extractiviste. Condamnées à naviguer sur les effondrements en cours, elles génèrent d’ores et déjà des arts inédits du soulèvement et du montage – dont ce bref essai encourage à hisser les voiles.

Yves Citton, 58 ans, est professeur de littérature et media à l’université Paris 8, et co-directeur de la revue Multitudes. Il a publié Contre-courants politiques (2018), Médiarchie (2017), Pour une écologie de l’attention (2014), Renverser l’insoutenable (2010).

Jacopo Rasmi, 28 ans, a soutenu en 2019 un doctorat à l’université Grenoble Alpes sur les nouvelles écritures documentaires (cinéma, littérature). Il enseigne à l’Université de Lorraine (IECA et CREM) et n’a pas encore renoncé à chercher une forme de vie désirable.

Editons: Seuil, Collection : La Couleur des idées
Date de parution 05/03/2020, 23.00 € TTC, 288 pages, EAN 9782021447408

A deux heures du matin de Falk Richter

https://www.franceculture.fr/emissions/fictions-theatre-et-cie/a-deux-heures-du-matin-de-falk-richter

Deux heures du matin est l’heure où l’on dresse le bilan de sa vie, au singulier et au pluriel. Peut-on encore trouver le « vrai » amour dans la solitude de nos champs de béton ?

Traduit de l’allemand par Anne Monfort
Réalisation Juliette Heymann
Conseillère littéraire Caroline Ouazana

Avec les élèves comédiens de 3 ème  année du Conservatoire National Supérieur d’Art Dramatique de Paris :

Manika Auxire, Antonin Chalon, Claire Bouanich, Lorenzo Lefebvre, Bénédicte Mbemba, Hugo Kuchel, Mathilde Charbonneaux, Bastien Chevrot, Jeremy Lewin

En fin connaisseur de la langue et de la vie de la génération dite 2.0, Falk Richter présente dans ses pièces les micro-observatoires amoureux d’un monde globalisé. Comment les téléphones portables, les sites pornos, les échanges humains informatisés sur écrans en tout genre, en arrivent-ils à formater, neutraliser l’amour ? Peut-on encore trouver le « vrai » amour dans la solitude de nos champs de béton ?

A deux heures du matin est l’heure où l’on dresse le bilan de sa vie, au singulier et au pluriel. Pourrais-je encore trouver l’amour ? Fais-moi jouir. Ne me quitte pas. Qu’ai-je accompli jusque-là ? Suis-je avec la bonne personne ? Une évaluation à plusieurs voix à une heure nocturne, où la solitude renvoie l’individu à une crise de conscience aiguë, entre lâcher-prise et angoisse du néant. Présentation de l’éditeur

Création sonore et musicale : Dominique Massa
Au saxophone : Virgile Lefebvre
Bruitage : Sophie Bissantz
Equipe de réalisation : Claire Levasseur, Eric Villenfin, Manon Dubus 

Falk Richter, né à Hambourg en 1969, est l’un des auteurs et metteurs en scènes contemporains les plus importants. Il travaille depuis 1994 pour de nombreux théâtres nationaux et internationaux renommés, comme entre autres le Deutsches Schauspielhaus Hamburg, le Schauspielhaus Zürich, Schauspiel le Frankfurt, la Schaubühne Berlin, le Maxim Gorki Theater, l’Opéra de Hambourg, l’Opéra National d’Oslo, Toneelgroep Amsterdam, le Théâtre National de Bruxelles, la Ruhrtriennale, le festival de Salzbourg et le festival d’Avignon. Parmi ses textes les plus célèbres et les plus reconnus, on compte Dieu est un Dj, Electronic City, Sous la glace et Trust. Ses pièces, qui se font le témoin d’une brûlante actualité, sont traduites dans plus de 30 langues et sont jouées dans le monde entier.
 

Ces dernières années il a développé de plus en plus de projets indépendants, s’appuyant sur ses propres textes, en collaboration avec une troupe d’acteurs, de musiciens et de danseurs. Avec la chorégraphe Anouk van Dijk, il a créé plusieurs projets qui mêlent la danse et le théâtre, et qui fondent une nouvelle esthétique en reliant texte, danse et musique de façon particulière. Nothing Hurts, Trust, Protect Me, Ivresse et Complexity Of Belongin, leurs créations communes, tournent dans le monde entier et rencontrent un grand succès à l’international. En 2013 il a remporté le prix Friedrich-Luft pour son spectacle For the disconnected Child qui mêle musique, danse et théâtre et s’est créé à la Schaubühne de Berlin en coopération avec le Staatsoper im Schillertheater. En 2014 sa pièce Small Town Boy s’est créée avec succès au Maxim Gorki Theater et il a amorcé une collaboration avec le chorégraphe Nir de Volff pour le spectacle Never Forever, créé à la Schaubühne, et qu’on a pu voir en 2015 à la Biennale de Venise. Falk Richter enseigne la mise en scène comme professeur invité à l’Ecole Ernst Busch de Berlin.

A deux heures du matin est publié chez L’Arche Editeur

Saison 1, Florence Minder

FLORENCE MINDER pour sa pièce Saison 1

Florence Minder (Lausanne, 1981) est une autrice, comédienne, metteure en scène suisse résidant à Bruxelles. Formée en jeu à l’INSAS, elle entame dès 2011 une pratique personnelle qui mêle théâtre, écriture et performance.

Dans sa pièce Saison 1, Florence Minder interroge notre rapport à la fiction sérielle et à l’emprise des plateformes numériques qui traquent nos attentions et nos émotions. Empruntant au stand-up, elle emmène son public dans une « série théâtrale » en trois épisodes, à travers les plis et replis des stéréotypes de l’aventure télévisuelle, où se côtoient intimité dévoilée et cruauté jusqu’à l’absurde. Jouant sur les codes du théâtre, elle entrelace avec virtuosité les différentes strates de la représentation.

Florence Minder a créé, en 2016, la compagnie Venedig Meer où se conjuguent écriture dramatique, performance et recherches théoriques.

Elle poursuit également, depuis 2015 une collaboration avec la compagnie de danse merighi I mercy. En 2018, elle a reçu en Belgique, le Prix SACD 2018 pour l’ensemble de son travail.

Sa prochaine pièce sera présentée à la rentrée 2020 et s’intitule  Une fiction lucide, optimiste, non-excluante et tragi-comique … .

Spectacles

. Calendrier de l’Avent, 2011

. Good Mourning ! VOstBil, 2013

. Saison 1, 2017

https://www.theatre-contemporain.net/spectacles/Saison-1-episode-01-Ce-que-le-monde-attend-de-vous-c-est-une-histoire/videos/

Le corps et le numérique

Articles/chapitres

GRIMAUD Emmanuel, Androïde cherche humain pour contact électrique, Les cinétiques de l’attachement en robotique, Robots étrangement humains, Paris, Quai Branly, Gradhiva, Revue d’anthropologie et d’histoire des arts 15 | 2012, p.77-101.

GRIMAUD Emmanuel, VIDAL Denis, Aux frontières de l’humain Pour une anthropologie comparée des créatures artificielles, Robots étrangement humains, Paris, Quai Branly, Gradhiva, Revue d’anthropologie et d’histoire des arts 15 | 2012, p.5-25

HERITIER Françoise. « Une anthropologie symbolique du corps », Journal des africanistes, 2003, tome 73, fascicule 2. pp. 9-26.

LACHANCE Jocelyn, « Le corps en image des adolescents hypermodernes », Revue Corps, 2016, p. 41-47.

MAUSS Marcel, « Les techniques du corps », Article originalement publié Journal de Psychologie, XXXII, n°3-4, 15 mars – 15 avril 1936. Communication présentée à la Société de Psychologie le 17 mai 1934.

SCOPSI Claire, « L’identification et le corps du migrant : comment laisser des traces de presence physique dans un monde numérique », in Galinon-Mélénec Béatrice, L’homme-trace. Des traces du corps au corps-trace, 2017, p 351-370.

GILLAIN Nathalie, «Déconstruire les représentations imaginaires du corps pour en approcher les rythmes organiques : Ecudor (1929) d’Henri Michaux », L’Harmattan, Etudes théâtrales, 2017/1 n° 66, p. 21-27.

Ouvrage

Le corps, nouvel objet connecté du quantified self à la m-santé : les nouveaux territoires de la mise en données du monde, cahier de la CNIL, Innovation et prospective n°2, 2013, https://linc.cnil.fr/fr/cahier-ip2-le-corps-nouvel-objet-connecte.

Ressources vidéo

Le corps comme œuvre, le boy-art, préfiguration du corps augmenté par les outils numériques.

Etienne DUMONT : https://www.youtube.com/watch?v=MnYLg63AexQ&list=PLLrLj5UhCkRdq_lv_n23MHw-j6dvG2SsM

ORLAN : https://www.youtube.com/watch?v=-ZeCwDeaGsQ&list=PLLrLj5UhCkRdq_lv_n23MHw-j6dvG2SsM&index=2