Module : Résidence-théâtre-CyberOmbre

Les nouveaux médias conjuguent le meilleur et le pire dans le développement de l’esprit, de l’intelligence et de la socialisation des jeunes. Les inégalités sociales ne sont plus causées par l’accès et les compétences d’usage mais sont plutôt d’ordre cognitif : comment les médias modifient nos rapports avec nous-mêmes et notre monde. Une médiation est nécessaire pour aider à “saisir ce qui nous saisit“, mais nécessite de savoir ce qu’on transmet et suivant quelle autorité.

Les résidences de théâtre amateur : “CyberOmbre”, avec les jeunes : a pour objectif de les soutenir dans le développement d’un regard critique, émancipé sur leur condition de vie en mode numérique. La “brèche” du théâtre permet non seulement de découvrir par une mise en abîme (telle l’allégorie de la caverne) et la catharsis les nouvelles situations disruptives de notre vie numérique, mais aussi peut procurer aux jeunes des clés de conscientisation par eux-mêmes sur les processus d’interprétations des signes qui les entourent dans la production émancipée des “sens” : construction de soi, sens commun, identité, solitude, amour, … voire les risques de l’idéologisation. Cet espace critique du théâtre ne peut avoir lieu qu’à partir du réel et dans une distanciation vis à vis du réel et avec une participation entière, corps et âme, de l’amateur, s’opérant avec une présence effective : spatiale (corps et sensorium) et temporelle (mémoire, attention et imaginaire) au plus loin des formes stéréotypées. Pour visualiser un clip vidéo de CyberOmbre cliquez sur le l’image:

Ce module peut se déployer dans votre établissement scolaire, maison de quartier ou association, contactez-nous.

Module : Performance-débat “On dirait que kékchose se passe, …”

  • De et par Daphnélia et Fardin Mortazavi
  • Mise en scène Christian Remer
  • Collaboration artistique Laure Bonnet

Il mange à ma table, choisit, suggère et conseille mes achats, mesure mon pouls quand    je cours, mémorise, fait évoluer mon travail tout en m’évaluant, me transporte partout, trouve et retrouve mes amis, satisfait certains de mes désirs et en produit des nouveaux.   Il s’invite dans mon lit jusqu’à envoyer une vibration pour me signifier que je rêve.

Ce théâtre d’ombres ouvre une brèche pour pointer ce qui se passe dans une vie partagée   entre une réalité physique (lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe) et une réalité numérique (rapide, immatérielle, silencieuse, « sûre » et synthétique). Cette performance est d’une durée de 45 minutes suivie d’un débat destinée à tout public.