Spectacle : “On dirait que kékchose se passe, …”

– Ce n’est pas un moulin, mon fils, …

– Qu’est-ce que c’est, alors ?…

– Un géant. …

– Un géant ?

Il mange à ma table, choisit, suggère et conseille mes achats, mesure mon pouls quand je cours, mémorise, fait évoluer mon travail tout en m’évaluant, me transporte partout, trouve et retrouve mes amis, satisfait certains de mes désirs et en produit des nouveaux. Il s’invite dans mon lit jusqu’à envoyer une vibration pour me signifier que je rêve.

Ce spectacle met en vis-à-vis et en tension deux réalités de nos vies : une réalité physique, lente, matérielle, bruyante, incertaine et complexe et une réalité numérique rapide, immatérielle, silencieuse, affirmée et synthétique.

Mise en scène : Christian Rémer

Jeu : Daphnélia Mortazavi et Fardin Mortazavi

D’une durée de 40 mn, il est suivi d’un échange avec le public (20mn) sur les expériences de chacun  avec le numérique. Le scénario est né de nos lectures de différents auteurs, peintres,  poètes et musiciens notamment Raymond  Queneau, Javier Tomeo, Samuel Becket, Jacques Prévert et Tadeusz Kantor.

Public ciblé : tout public

Lieux de représentation : écoles primaires, collèges, lycées, universités, foyers, maisons de quartier, centres de médiation au numérique, théâtres. Le spectacle s’adapte aux conditions techniques proposées.

Matériels scéniques : Montage scène et équipement technique pris en charge par la Compagnie.

Producteur : Cristal Production

Actions pédagogiques : Pour évoquer la distanciation que permet le théâtre des ateliers d’écriture peuvent être proposés, en collaboration avec Laure Bonnet. (Cf  notre brochure Atelier Ombrajeu).

 

Photo  : Marika Boutou Espace Mendès France, Rodolphe Godin et Kianoosh Yasaei

Ombrajeu : Ateliers d’écriture scénique pour repenser le numérique

 

« L’économie de l’attention […] encrasse ces filtres subtils sans lesquels il n’est pas de discrimination saine entre les liens qui libèrent et ceux qui aliènent ».

Alain Damasio, Les furtifs

“Ce matin-là, je me suis réveillé dans un écran où tout était possible ou presque … Mon ombre était moi, et moi je ne sais … Mon chat m’a griffé pour le suivre …

Ces ateliers utilisent le regard distancié du théâtre sur le pouvoir des nouvelles technologies. Ils proposent une approche de ces technologies, qui permette une meilleure compréhension et leur réappropriation, en ouvrant leurs boîtes noires comme autant de boites de Pandore, par la force de l’imaginaire. La méthode de travail passe par l’écriture de récits d’usage, individuellement et/ou collectivement. Presque simultanément ces récits sont portés à la scène, à la recherche de la juste relation des êtres et des objets du quotidien avec le corps.

Public concerné : écoles primaires, collèges, lycées, foyers, maison de quartiers, universités,…. .

Réalisation : En amont du spectacle On dirait que kékchose se passe, …. les ateliers proposent, au cours de cinq séances, d’initier les participants à l’écriture scénique et de les familiariser à ce qui constitue notre langage artistique : objets, ombre, encre, musique. Leurs enseignants peuvent les accompagner dans la démarche première de la collecte des récits.

Conditions : Le nombre de participants et le nombre de séances sont à affiner en fonction du contexte et de la demande. La Compagnie fournit les équipements nécessaires. Le coût horaire de l’atelier est de 55 euros TTC.

Par : Fardin Mortazavi et Daphnélia Mortazavi en collaboration avec Laure Bonnet

Historique : La Compagnie CyberOmbre mène des actions pédagogiques depuis une dizaine d’années et a accueilli plus de six-cents jeunes : écoliers, collégiens et lycéens (pour en savoir plus, cliquez-ici) et étudiants de l’université (cliquez-là).

Contact : Fardin Mortazavi, tél : 06 07 01 54 02

Module : Résidence-théâtre-CyberOmbre

Les nouveaux médias conjuguent le meilleur et le pire dans le développement de l’esprit, de l’intelligence et de la socialisation des jeunes. Les inégalités sociales ne sont plus causées par l’accès et les compétences d’usage mais sont plutôt d’ordre cognitif : comment les médias modifient nos rapports avec nous-mêmes et notre monde. Une médiation est nécessaire pour aider à “saisir ce qui nous saisit“, mais nécessite de savoir ce qu’on transmet et suivant quelle autorité.

Les résidences de théâtre amateur : “CyberOmbre”, avec les jeunes : a pour objectif de les soutenir dans le développement d’un regard critique, émancipé sur leur condition de vie en mode numérique. La “brèche” du théâtre permet non seulement de découvrir par une mise en abîme (telle l’allégorie de la caverne) et la catharsis les nouvelles situations disruptives de notre vie numérique, mais aussi peut procurer aux jeunes des clés de conscientisation par eux-mêmes sur les processus d’interprétations des signes qui les entourent dans la production émancipée des “sens” : construction de soi, sens commun, identité, solitude, amour, … voire les risques de l’idéologisation. Cet espace critique du théâtre ne peut avoir lieu qu’à partir du réel et dans une distanciation vis à vis du réel et avec une participation entière, corps et âme, de l’amateur, s’opérant avec une présence effective : spatiale (corps et sensorium) et temporelle (mémoire, attention et imaginaire) au plus loin des formes stéréotypées. Pour visualiser un clip vidéo de CyberOmbre cliquez sur le l’image:

Ce module peut se déployer dans votre établissement scolaire, maison de quartier ou association, contactez-nous.