Résidence-théâtre-amateur CyberOmbre

Les nouveaux médias conjuguent le meilleur et le pire dans le développement de l’esprit, de l’intelligence et de la socialisation des jeunes. Les inégalités sociales ne sont plus causées par l’accès et les compétences d’usage mais sont plutôt d’ordre cognitif : comment les médias modifient nos rapports avec nous-mêmes et notre monde. Une médiation est nécessaire pour aider à “saisir ce qui nous saisit“, mais nécessite de savoir ce qu’on transmet et suivant quelle autorité.

Les résidences de théâtre amateur : “CyberOmbre”, avec les jeunes : a pour objectif de les soutenir dans le développement d’un regard critique, émancipé sur leur condition de vie en mode numérique. La “brèche” du théâtre permet non seulement de découvrir par une mise en abîme (telle l’allégorie de la caverne) et la catharsis les nouvelles situations disruptives de notre vie numérique, mais aussi peut procurer aux jeunes des clés de conscientisation par eux-mêmes sur les processus d’interprétations des signes qui les entourent dans la production émancipée des “sens” : construction de soi, sens commun, identité, solitude, amour, … voire les risques de l’idéologisation. Cet espace critique du théâtre ne peut avoir lieu qu’à partir du réel et dans une distanciation vis à vis du réel et avec une participation entière, corps et âme, de l’amateur, s’opérant avec une présence effective : spatiale (corps et sensorium) et temporelle (mémoire, attention et imaginaire) au plus loin des formes stéréotypées. Pour visualiser un clip vidéo de CyberOmbre cliquez sur le l’image:

Ce module peut se déployer dans votre établissement scolaire, maison de quartier ou association, contactez-nous.

Performance-débat

Lors de nos résidences, nous avons observé l’existence d’une conscience des risques d’aliénation et d’usage intensif des objets numériques chez les préadolescents. Elle est partagée inégalement entre les jeunes, selon leurs milieux sociaux et les médiations parentales dont ils bénéficient, et nombreux sont ceux qui restent très souvent exposés aux écrans. Ces objets sensori-cognitifs numériques (portable, tablette, console) sont considérés comme des jouets tombés du monde des “grands“, des objets transitionnels pour jouer et grandir. Les pratiques des préadolescents s’adossent en effet aux pratiques hyper-connectées des adultes (parents, éducateurs). Cette situation rend difficile l’exercice de la médiation et génère des problèmes d’autorité, d’attention, d’apprentissage. Elle s’accompagne aussi d’un fort sentiment de lassitude (95% des enfants ont déclaré dans notre enquête qu’ils utilisaient ces outils pour “passer le temps !”). Dans ce contexte et compte-tenu des demandes exprimées par les éducateurs rencontrés, nous souhaitons travailler sur un module scénique évolutif sous la forme d’une performance-débat “On dirait que Kékchose se passe … “, d’environ 30 minutes. Cette création aura une fonction de distanciation et d’incitation à une présence effective par un vécu esthétique . Elle permettra d’ouvrir le débat avec les parents, les éducateurs et les enfants et constituera un outil d’enquête sociale, une sonde exploratrice auprès des adultes-éducateurs.